Les 3 maladies méditerranéennes

  • La leishmaniose :

                                                   est une maladie chronique due à un parasite microscopique transmis par la piqûre d’un cousin                                                         du moustique appelé le Phlébotome.

Le parasite envahit progressivement les cellules du corps et altère le système immunitaire du sujet malade.

En Europe cette maladie sévit, de mai à septembre voir octobre, principalement dans le bassin méditerranéen. En France, le réchauffement climatique incite le phlébotome à s’aventurer de plus en plus loin : la région Méditerranéenne, la région Sud-Ouest et certains départements de la région Rhône-Alpes sont touchés.

La leishmaniose est une maladie d’évolution lente qui en l’absence de traitement peut être très grave chez le chien et même dans certains cas, mortelle.

Le délai d’incubation peut être très long : de 1 à 24 mois ! C'est pourquoi nous vous conseillons fortement de faire une prise de sang de contrôle annuelle, même sur des chiens qui sont arrivés en France négatifs.

La leishmaniose peut se présenter sous 3 formes, voici leurs symptômes :

  • Forme cutanée :

– lésions cutanées au niveau de la truffe, des oreilles, des coussinets,

– griffes anormalement longues,

– la peau présente souvent des cellules en grand nombre (dermatite sèche),

– amaigrissement progressif.

  • Forme muquo-cutanée : même symptômes que la forme cutanée ainsi que :

– saignements de nez,

– lésions oculaires.

  • Forme viscérale : souvent une aggravation des formes précédentes, elle est mortelle si non traitée. C’est une forme sévère dans laquelle les parasites ont migré vers les organes (reins, rate, foie…) :

– gonflement des ganglions,

– augmentation des besoins de boire et d’uriner, qui traduit une insuffisance rénale.

 

Certains sujets peuvent être aussi asymptomatiques, d’autres individus développent une résistance à la maladie et sont porteurs sains, donc non malades.

Le dépistage de cette maladie se fait par des analyses sanguines. Plusieurs examens sanguins peuvent être nécessaires (sérologie, électrophorèses des protéines…) et dans certains cas complexes, des analyses de peau.

Le traitement permet de faire disparaître les symptômes et contrôler la maladie mais ne détruit pas tous les parasites présents dans l’organisme.

Ce traitement palliatif se fait par l’administration quotidienne de comprimés d’Allopurinol. Le dosage dépend du poids de l’animal et de la symptomatologie que présente le chien. Ce traitement est peu coûteux.

D’autres médicaments sont utilisés en Espagne : Miltefortant, Leisguard…

Plus la maladie est diagnostiquée tôt, plus le traitement est effectif.

Les animaux traités correctement peuvent vivre heureux de nombreuses années et mourir vieux ! Seuls lors de cas très graves, la leishmaniose a une incidence importante sur la qualité de vie du chien.

Un chien infecté n’est pas un danger pour son entourage humain et canin : il n’y a pas de contagion directe d’animal à animal ou d’animal à homme.

  • L’ehrlichiose :

                                           est une maladie bactérienne transmise par les tiques. Cette affection n’est présente, en Europe, que                                               dans le bassin méditerranéen.

Quelques jours après la piqûre de la tique, la maladie entre dans sa phase aiguë : le chien a de la température, il paraît abattu, apathique, ses ganglions grossissent, il peut vomir et même souffrir des douleurs articulaires.

Ces symptômes disparaissent assez rapidement et la maladie entre alors dans une phase de latence. L’animal paraît guérit et pourtant le germe est toujours présent.

Certains chiens vont vivre avec cette maladie sans jamais la re-déclarer, d’autres repasseront par des crises aiguës s’ils sont repiqués par une tique contaminante. Mais d’autres chiens développeront une forme chronique très grave au bout de quelques mois, voire quelques années.

Les symptômes de cette forme chronique sont :

  • un amaigrissement,

  • une baises de l’appétit,

  • des saignements (notamment de nez) ,

  • des douleurs articulaires.

Puis la moelle osseuse est atteinte et à ce stade, le traitement est illusoire et le pronostic vital, engagé.

Cette maladie est tout à fait curable sous sa forme aiguë ou latente grâce à un traitement antibiotique. La prévention reste la meilleure arme contre cette maladie. Il est recommandé d’utiliser, lors de vos déplacements en zone endémique, des traitements anti parasitaires adaptés : pipette ou collier anti-tiques. N’oubliez pas d’inspecter le corps de votre chien régulièrement, surtout après des balades en foret.

  • La filiariose :

                                         est une maladie parasitaire causée par la filaire et transmise par les moustiques, répandue dans les                                               pays chauds, humides et tempérés. La filaire est un parasite mesurant 20 à 30 cm qui se loge dans le cœur et l’artère pulmonaire et se nourrit de plasma.

Cette maladie n’est pas transmissible directement du chien au chien ou du chien à l’homme.

Symptômes :

  • le chien se fatigue vite,

  • il bave,

  • il tousse,

  • sa respiration est irrégulière.

Le cœur est surmené, ce qui peut entraîner, si l’animal n’est pas soigné, une hypertrophie de la paroi cardiaque, puis à une insuffisance cardiaque, ainsi que des troubles circulatoires avec ascite, hépatomégalie, œdème pulmonaire, insuffisance rénale et la mort.

Le dépistage se fait par analyse de sang. La filariose est une maladie curable grâce à un produit à base d’arsenic qui permet d’éliminer les filaires adultes, et à un traitement pharmaceutique adapté, la maladie est rapidement enrayée et le chien guérit, souvent sans séquelle.

Comme pour protéger vos animaux de la leishmaniose, il est conseillé, en zone endémique, d’utiliser des moustiquaires, de ne pas sortir le chien à l’aube ou le soir et d’utiliser des produits anti-moustiques. Il existe dans le commerce des produits microfilaricides sous forme de comprimés à administrer une fois par mois pendant la saison chaude.

La dysplasie de la hanche

La dysplasie de hanche du chien est une maladie héréditaire liée à un nombre important de gènes. ... Des facteurs extérieurs sont également impliqués dans l'apparition de la dysplasie de la hanche chez le chien comme une croissance trop rapide, une activité physique intense ou une alimentation inutilement riche en énergie.

La dysplasie de la hanche chez le chien est une maladie squelettique. Elle consiste en une malformation progressive de la hanche pouvant se révéler tout au long de la vie d’un chien (le chien ne naît pas avec sa dysplasie).

Le point de départ est une laxité excessive à l’origine d’un jeu anormal de l’articulation qui modifie

les contraintes passant par la hanche entraînant son inflammation et des lésions progressives des

cartilages, des ligaments et des os qui la constituent. Inéluctablement, de l'arthrose se développe.

Cette maladie est plus fréquente dans les races de grand format.

  • Les signes cliniques varient et comprennent des difficultés sur le train arrière.

  • La précocité du diagnostic est primordiale chez les chiots suspects, ou à risque.

  • La chirurgie n’est pas systématique. Elle est nécessaire et bénéfique dans des cas parfaitement ciblés, par un vétérinaire spécialiste.

  • Si la dysplasie de hanche est bien suivie et que les bonnes décisions sont prises, un chien dysplasique peut vivre une vie entière, de BONNE qualité.

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